Insolite au premier abord, ce musée témoigne pourtant d'une invention qui, au milieu du XIXe siècle, prend racine dans les entrailles de la terre, sous la forme d'un appareil de sauvetage pour les mines de charbon, et qui, transposé dans le domaine marin, va ouvrir le chemin de la plongée au XXe siècle.
Créé en 1980 en hommage aux inventions pionnières dans le domaine de la plongée des Aveyronnais Benoît Rouquayrol, d’Auguste et Louis Denayrouze, nés près des rives du Lot et d'Espalion, à plus de 200 km des côtes maritimes, il a été le premier d’Europe à se consacrer au scaphandre.
Ses collections se sont enrichies au fil des années par des acquisitions, mais aussi grâce à des nombreux soutiens du Musée Océanographique de Monaco, du Musée national de la Marine (dépôts), de la Marine Nationale, des sociétés Comex, ex-Elf Aquitaine, Spirotechnique, Cristal et Lama, de la BBC de Londres, et également grâce aux familles Rouquayrol, Denayrouze et Piel, ainsi qu’à des professionnels émérites et passionnés.
ACTUALITES
Le Musée du Scaphandre est heureux de vous annoncer ses 30 ans d'existence, et un nouvel horizon qui se prépare.
La personnalité hors du commun du capitaine Nemo et l'imaginaire collectif des fonds marins ont inspiré aux fondateurs de la compagnie Scène en Vie un spectacle qui allie théâtre et théâtre d'objets pour mettre en scène les personnages et les puissants tableaux de "Vingt Mille Lieues sous les mers".
La Compagnie grenobloise Scène en Vie, créée par Laurent Doudies et Benoît Kopniaeff, porte à la scène des spectacles du répertoire classique et contemporain, pour une part destinés à intégrer la pratique amateur, comme c'est le cas pour le spectacle présenté.
« Jeu de regard pour actrice, scaphandre autonome et installation sonore », tel est le sous-titre du fascinant spectacle "Crise de nerfs - Parlez-moi d'amour -", de l'écrivain et metteur en scène Jean Lambert-Wild et du compositeur Jean-Luc Therminarias.
Créé pour le Festival d'Avignon en 2003, il tourne régulièrement à l'étranger et a été repris en mai 2009 à la Comédie de Caen (CDN).
(Photo Jeanne Vales)
« Sous un scaphandre, rêve d'étanchéité contre des agressions intérieures et extérieures, un être à vif dérive au gré de dangers réels ou imaginés. Relié à son lit par un tuyau vital, où circulent sons, air et fluides, ce scaphandrier raconte le monde qu'il a perdu et celui qu'il ne peut aujourd'hui appréhender. » (dossier de presse)
Dispositif scénique
Le parti-pris, radical, est celui du confinement. La scène, de plan circulaire, réduite à son minimum, est focalisée sur la scaphandrière rivée à son lit, cernée en croix grecque par le public. Plongé dans le noir absolu - celui des grandes profondeurs - le spectateur est immergé dans un univers sonore composé de pulsations cardiaques, titanesques grincements, signaux électroniques issus de l'univers hospitalier. Partition où fait parfois surface la mélodie ténue de l'enfance perdue. Le monologue de cet être avec lui-même se déroule à huis clos dans la pesanteur de son scaphandre, oscillant entre élégie, aspiration à l'amour et arrachement à sa condition.
JULES VERNE
Sanglé dans son armure sous-marine, un scaphandrier scrute le Foirail…
C'est peut-être le capitaine Nemo en visite à Espalion, le regard dirigé vers le Forail, sur la rive opposée du Lot. C'est dans ce quartier que résidait Benoît Rouquayrol, l'inventeur de l'appareil respiratoire qui allait devenir l'appareil plongeur autonome permettant au Capitaine du Nautilus ses aventures pédestres au fond des mers, en toute liberté.




