Musée du Scaphandre d'Espalion

Henri-Germain Delauze à Espalion en juin 2005 (Photo Kikko©).
Henri-Germain Delauze à Espalion en juin 2005 (Photo Kikko©).
Figure légendaire de la plongée à grande profondeur et du travail hyperbare, en particulier appliqué à l'industrie de l'off-shore, Henri-Germain Delauze nous a quittés il y a trois ans, le 14 février 2012.

Il venait de célébrer, début 2012, les 50 ans de COMEX, dont il était le fondateur et le Président directeur général.
Un demi-siècle d'aventure industrielle en eaux (très) profondes aux quatre coins de la planète, d'ingénierie et de recherches hyperbares développées de pair, de projets et collaborations avec des institutions telles que la Marine Nationale ou l'Ifremer, d'exploration des abysses, de sauvetages en mer et de recherches archéologiques…

Les domaines d'intervention et d'excellence d'Henri Germain Delauze, ingénieur, expert, entrepreneur et homme d'action hors pair… ont été multiples et rendent l'homme fascinant. Visionnaire et bâtisseur, son apport à la seconde moitié du XXe siècle a été fondamental,  il a révélé la capacité de l'homme à travailler à des profondeurs que l'on avait crues totalement utopiques.
 

Les vœux 2015 du Musée du Scaphandre
Consultez l'historique des cartes de vœux du Musée du Scaphandre…

Sortir de son casque grâce à "Doli Etat grippal"


"Doli Etat grippal" : quand on a le casque et… qu'il est grippé !
Tandis que le froid hivernal et l'humidité s'installent, les affiches du nouveau produit contre les états grippaux de la marque Doliprane envahissent les mètres carrés de vitrine des pharmacies, soit sous forme d'immenses films auto-collants, soit sur des écrans digitaux géants…

Les céphalées et congestions qui affectent un sujet sont donc imagés par l'inconfortable et angoissant enfermement dans un casque de scaphandre vintage. Double référence aux expressions  populaires "Avoir le casque" ou "En avoir plein le casque", (où le casque est une métaphore du crâne), et à la menace d'asphyxie que le néophyte revêtu d'un heaume peut ressentir.

Si le pieds-lourds a été paradoxalement utilisé dans la publicité pour des alcools (champagne, Cognac, vins Nicolas…), du dentifrice ou des cigarettes, ou plus logiquement pour le produit l'anti-rouille Frameto,  il semble faire son entrée dans le domaine des médicaments !
 

Invité d'honneur du Festival Mondial de l’Image Sous-Marine (FMISM), le Musée du Scaphandre d’Espalion a exposé à Marseille une trentaine de pièces de ses collections - scaphandres et œuvres sur papier - sur le thème "Mer et utopie", pendant quatre jours, du 30 octobre au 2 novembre 2014.
Un événement organisé en partenariat avec le Conseil général de l’Aveyron et la ville d’Espalion.


Exposition du Musée du Scaphandre, FMISM 2014. PhotoPhilippe Mura©.
Exposition du Musée du Scaphandre, FMISM 2014. PhotoPhilippe Mura©.
Mer & utopie
La 41e édition du Festival était placée sous le thème Océan : futur de l’homme, et son exposition intitulée : Mer & utopie. Celle-ci était déclinée par trois acteurs renommés du monde subaquatique, l’architecte de la mer Jacques Rougerie, Comex et ECA Robotics, aux côtés du Musée du scaphandre, dont l’exposition Mer & utopie s'est déroulée sur environ 70m2.

Parmi les quelques 7 000 visiteurs du Festival, le cinéaste Christian Pétron, Jacques Rougerie, concepteur du projet SeaOrbiter, l'astronaute Jean-François Clervoy, nous ont, entre autres personnalités, fait l'honneur de leur visite dans l'exposition Mer & utopie.
 

Le scaphandre inventé en 1797 par Karl Heinrich Klingert est une œuvre marquante des collections du musée. Il s'agit d'une reconstitution de l'appareil, d'après les plans de l'inventeur, offerte au Musée dans les années 1990 par le Musée océanographique de Monaco.
Une invasion de spores de moisissures sur la culotte de cuir du scaphandre a alerté la Conservation des Musées départementaux. Celle-ci a mis en place en juin dernier une campagne de restauration pour préserver l'intégrité du matériau et éviter la propagation des micro-organismes vers les éléments de cuir d'autres scaphandres de la collection.


Photo Philippe Poulet©
Photo Philippe Poulet©

L'allure de ce scaphandre interpelle les visiteurs par le contraste entre la simplicité formelle de sa silhouette cylindrique et le raffinement de son habit de cuir, bordé d'une frise de trèfles.
En effet, celui-ci, serré aux bras et aux cuisses, recouvre une cuirasse au niveau du buste qui prolonge le heaume . Les yeux de verre et le système de circulation d'air à double tuyaux émergeant d'une sorte de groin donnent à ce dernier une physionomie des plus étranges.