ACTUALITES
Le Musée du Scaphandre est heureux de vous annoncer ses 30 ans d'existence, et un nouvel horizon qui se prépare.
« Jeu de regard pour actrice, scaphandre autonome et installation sonore », tel est le sous-titre du fascinant spectacle "Crise de nerfs - Parlez-moi d'amour -", de l'écrivain et metteur en scène Jean Lambert-Wild et du compositeur Jean-Luc Therminarias.
Créé pour le Festival d'Avignon en 2003, il tourne régulièrement à l'étranger et a été repris en mai 2009 à la Comédie de Caen (CDN).
(Photo Jeanne Vales)
« Sous un scaphandre, rêve d'étanchéité contre des agressions intérieures et extérieures, un être à vif dérive au gré de dangers réels ou imaginés. Relié à son lit par un tuyau vital, où circulent sons, air et fluides, ce scaphandrier raconte le monde qu'il a perdu et celui qu'il ne peut aujourd'hui appréhender. » (dossier de presse)
Dispositif scénique
Le parti-pris, radical, est celui du confinement. La scène, de plan circulaire, réduite à son minimum, est focalisée sur la scaphandrière rivée à son lit, cernée en croix grecque par le public. Plongé dans le noir absolu - celui des grandes profondeurs - le spectateur est immergé dans un univers sonore composé de pulsations cardiaques, titanesques grincements, signaux électroniques issus de l'univers hospitalier. Partition où fait parfois surface la mélodie ténue de l'enfance perdue. Le monologue de cet être avec lui-même se déroule à huis clos dans la pesanteur de son scaphandre, oscillant entre élégie, aspiration à l'amour et arrachement à sa condition.
La Société de production SPIEGEL TV Media, qui produit des documentaires pour ARTE et la chaîne de télévision allemande ZDF, a tourné au Musée, le 5 juillet dernier, une séquence qui prendra place dans un documentaire d'environ 50 minutes intitulé : "Pêcheurs de trésors".
Atlantis : Pêcheurs de trésors, (ZDF, Allemagne, 2009, 52mn)
Diffusion : samedi, 12 décembre 2009 à 20:45
Rediffusions : 16.12.2009 à 09:55 & 30.12.2009 à 11:05
Ce documentaire retrace, avec reconstitution historique des recherches de l'épave sous la mer en pieds-lourds, les fouilles d'une épave antique (-80 avant JC) coulée au large de Mahdia (Tunisie). Découverte par des scaphandriers grecs pêcheurs d'éponges travaillant en Tunisie, en 1907, par 40 mètres de fond, les fouilles ont été menées par le directeur des Antiquités de Tunisie Alfred Merlin, de 1908 à 1913 - avec de nombreuses difficultés dûes à la localisation en haute mer et à grande profondeur de l'épave.
Il s'agit des premières fouilles sous-marines à vocation archéologique de l'histoire, effectuées à l'aide de pieds-lourds, qui ont permis de repêcher d'inestimables pièces d'art et d'artisanat grecques, qui sont aujourd'hui exposées dans six salles du musée du Bardot à Carthage, en Tunisie. Quarante ans plus tard, le père Antoine Poidebard, archéologue et photographe, retourne sur l'épave de Mahdia avec le Commandant Cousteau et son équipe, en scaphandre autonome.
Le tournage dans les salles comportait aussi une interview de Michel L'Hour, directeur du DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines).
Diffusion : samedi, 12 décembre 2009 à 20:45
Rediffusions : 16.12.2009 à 09:55 & 30.12.2009 à 11:05
Ce documentaire retrace, avec reconstitution historique des recherches de l'épave sous la mer en pieds-lourds, les fouilles d'une épave antique (-80 avant JC) coulée au large de Mahdia (Tunisie). Découverte par des scaphandriers grecs pêcheurs d'éponges travaillant en Tunisie, en 1907, par 40 mètres de fond, les fouilles ont été menées par le directeur des Antiquités de Tunisie Alfred Merlin, de 1908 à 1913 - avec de nombreuses difficultés dûes à la localisation en haute mer et à grande profondeur de l'épave.
Il s'agit des premières fouilles sous-marines à vocation archéologique de l'histoire, effectuées à l'aide de pieds-lourds, qui ont permis de repêcher d'inestimables pièces d'art et d'artisanat grecques, qui sont aujourd'hui exposées dans six salles du musée du Bardot à Carthage, en Tunisie. Quarante ans plus tard, le père Antoine Poidebard, archéologue et photographe, retourne sur l'épave de Mahdia avec le Commandant Cousteau et son équipe, en scaphandre autonome.
Le tournage dans les salles comportait aussi une interview de Michel L'Hour, directeur du DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines).
Depuis sa création en 1980 jusqu'en juin 2008, le musée du Scaphandre répondait, comme le Musée Joseph-Vaylet également implanté dans l'ancienne église Saint-Jean et consacré aux Arts et traditions populaires, au statut Association loi de 1901.
La commune d’Espalion abrite aussi une unité du Musée départemental du Rouergue, consacrée aux Moeurs et coutumes, implantée dans le bâtiment du milieu XIXe siècle de l’architecte Boissonnade.
Convention tripartite
Le 28 juin 2008, une Convention tripartite a été signée entre l'Association Musée Joseph-Vaylet/Musée du Scaphandre, la Mairie d'Espalion et le Conseil Général de l'Aveyron, afin que ces trois musées constituent un "pôle muséographique espalionnais" consacré à l'histoire et aux sociétés du Haut-Rouergue. De statut départemental, doté d’une gestion unifiée, il sera décliné sur les deux sites muséographiques actuels.
Cette refonte à venir des collections et du fonctionnement des musées d’Espalion s’inscrit dans le cadre du renouveau de la politique des musées à l'échelle du Département de l’Aveyron, dans une perspective de mise en valeur du patrimoine, résolument tournée vers l’avenir, et de lisibilité territoriale des entités muséographiques par leur mise en réseau.
« Pour la politique muséographique du Conseil général à l’échelle du département, Espalion est un point d’ancrage majeur pour son maillage territorial, qui entre parfaitement dans les thématiques du Musée du Rouergue, centrées sur les patrimoines ethnographiques, industriels et archéologiques » affirmait Jean-Claude Luche, Président du Conseil Général, à l'occasion de la signature de la Convention.
Pour le Musée du Scaphandre, ce nouveau cadre sera une assise solide à partir de laquelle il pourra poursuivre ses missions scientifiques, proposer une offre culturelle et pédagogique afin de rayonner sur le territoire régional, mais aussi consolider et développer son rayonnement dans l'Hexagone et à l'étranger.
La commune d’Espalion abrite aussi une unité du Musée départemental du Rouergue, consacrée aux Moeurs et coutumes, implantée dans le bâtiment du milieu XIXe siècle de l’architecte Boissonnade.
Convention tripartite
Le 28 juin 2008, une Convention tripartite a été signée entre l'Association Musée Joseph-Vaylet/Musée du Scaphandre, la Mairie d'Espalion et le Conseil Général de l'Aveyron, afin que ces trois musées constituent un "pôle muséographique espalionnais" consacré à l'histoire et aux sociétés du Haut-Rouergue. De statut départemental, doté d’une gestion unifiée, il sera décliné sur les deux sites muséographiques actuels.
Cette refonte à venir des collections et du fonctionnement des musées d’Espalion s’inscrit dans le cadre du renouveau de la politique des musées à l'échelle du Département de l’Aveyron, dans une perspective de mise en valeur du patrimoine, résolument tournée vers l’avenir, et de lisibilité territoriale des entités muséographiques par leur mise en réseau.
« Pour la politique muséographique du Conseil général à l’échelle du département, Espalion est un point d’ancrage majeur pour son maillage territorial, qui entre parfaitement dans les thématiques du Musée du Rouergue, centrées sur les patrimoines ethnographiques, industriels et archéologiques » affirmait Jean-Claude Luche, Président du Conseil Général, à l'occasion de la signature de la Convention.
Pour le Musée du Scaphandre, ce nouveau cadre sera une assise solide à partir de laquelle il pourra poursuivre ses missions scientifiques, proposer une offre culturelle et pédagogique afin de rayonner sur le territoire régional, mais aussi consolider et développer son rayonnement dans l'Hexagone et à l'étranger.
Il a aujourd’hui l’honneur d’être le premier instrument de plongée reconnu Patrimoine national, et d’inaugurer en son sein la section « océanographie ».
« Une invention essentielle pour l’humanité dans sa conquête du milieu marin »
Symbole de la plongée autonome, le réservoir-régulateur Rouquayrol-Denayrouze , conservé au Musée du Scaphandre à Espalion (Aveyron), a été classé au titre des monuments historiques par l’arrêté ministériel du 2 octobre 2006.
Premier appareil de plongée fabriqué industriellement doté d’un détendeur débitant l'air à la demande, il procure une meilleure sécurité que le scaphandre pieds-lourds traditionnel et introduit la possibilité d'autonomie de la plongée. Il préfigure, avec quatre-vingt ans d’avance, le scaphandre du commandant Cousteau. La plongée contemporaine lui en est toujours redevable…
Cet appareil, qui symbolise « l’extraordinaire aventure qui a ouvert l’âge océanique, est digne d’être considéré comme patrimoine mondial de l’humanité »
… a déclaré l’Amiral Bellec, ancien directeur du Musée de la Marine, membre de l’Académie de Marine et du Conseil d’administration de l’Institut Océanographique, qui présentait le dossier à la Commission nationale le 1er juin dernier. « Il s’agit d’un objet rare et authentique, bien conservé, qui constitue la mémoire d’une invention essentielle pour l’humanité dans sa conquête du milieu marin. Le classement parmi les monuments historiques s’impose (…) » jugeait pour sa part l’Inspecteur général des Monuments historiques M. Poisson.
Cette pièce mise au point en 1864 par le tandem aveyronnais qui lui a donné son nom, avait été donnée au Musée par Bernard Piel, dernier industriel fabricant de scaphandres en ligne directe de la société Rouquayrol-Dernayrouze.
Symbole de la plongée autonome, le réservoir-régulateur Rouquayrol-Denayrouze , conservé au Musée du Scaphandre à Espalion (Aveyron), a été classé au titre des monuments historiques par l’arrêté ministériel du 2 octobre 2006.
Premier appareil de plongée fabriqué industriellement doté d’un détendeur débitant l'air à la demande, il procure une meilleure sécurité que le scaphandre pieds-lourds traditionnel et introduit la possibilité d'autonomie de la plongée. Il préfigure, avec quatre-vingt ans d’avance, le scaphandre du commandant Cousteau. La plongée contemporaine lui en est toujours redevable…
Cet appareil, qui symbolise « l’extraordinaire aventure qui a ouvert l’âge océanique, est digne d’être considéré comme patrimoine mondial de l’humanité »
… a déclaré l’Amiral Bellec, ancien directeur du Musée de la Marine, membre de l’Académie de Marine et du Conseil d’administration de l’Institut Océanographique, qui présentait le dossier à la Commission nationale le 1er juin dernier. « Il s’agit d’un objet rare et authentique, bien conservé, qui constitue la mémoire d’une invention essentielle pour l’humanité dans sa conquête du milieu marin. Le classement parmi les monuments historiques s’impose (…) » jugeait pour sa part l’Inspecteur général des Monuments historiques M. Poisson.
Cette pièce mise au point en 1864 par le tandem aveyronnais qui lui a donné son nom, avait été donnée au Musée par Bernard Piel, dernier industriel fabricant de scaphandres en ligne directe de la société Rouquayrol-Dernayrouze.



