Musée du Scaphandre d'Espalion

Juin 2008


Maquette réalisée et offerte au Musée du Scaphandre par Marc Jasinski
Maquette réalisée et offerte au Musée du Scaphandre par Marc Jasinski
Le « Diving engine » de John Lethbridge
Cet engin ressemble à un tonneau de bois lesté, percé d'un hublot, où le plongeur respire à la pression atmosphérique. Seuls ses bras, munis de bracelets étanches, sortent de la coque, dotant ainsi cette machine d’une capacité de préhension et de travail sous-marin. La machine nécessitait pour sa mise en oeuvre un navire avec mât de charge et un équipage très rôdé auquel le plongeur pouvait faire entièrement confiance.

Plongées jusqu'à 18 mètres…
Le volume d’air contenu dans la machine donnait une autonomie respiratoire de 30 minutes environ. Il fallait ensuite, en surface, introduire de l’air frais à l'aide d'un soufflet par un orifice au niveau de la tête, l'air vicié étant évacué au niveau des pieds. Le plongeur pouvait ainsi effectuer sans sortir de sa coque des séries de plongées durant plusieurs heures. Mais il devait fréquemment remonter en surface pour rétablir la circulation du sang dans ses bras exposés à la pression de l’eau. Lethbridge avait conclu de ses expérimentations qu'il pouvait travailler jusqu'à 18 mètres. Plus bas, la pression subie par les bras devenait en effet intenable.

Navire et équipage nécessaire au fonctionnement de l'appareil. Gravure estampillée de l'argenterie personnelle de Lethbridge.
Navire et équipage nécessaire au fonctionnement de l'appareil. Gravure estampillée de l'argenterie personnelle de Lethbridge.

Mirifiques renflouements d'épaves

La machine de Lethbridge, certes très rudimentaire dans son principe et fort peu confortable, a cependant été parfaitement opérationnelle, utilisée dans la mesure de ses capacités. Grâce à elle, John Lethbridge, ingénieur autodidacte, qui était père de 17 bouches à nourrir, est devenu, en trente ans d'exploitation de son engin, l'une des premières figures de légende de chasseur de trésors engloutis, dans les eaux de Plymouth, Porto Santo dans l'archipel de Madère…

La maquette
Le donateur a choisi de fabriquer la reconstitution de ses propres mains, avec un constant souci du détail et de l'exactitude historique. Il a opté pour un modèle au tiers de l'échelle originale, afin que le regard du visiteur appréhende facilement ce formidable outil pédagogique qu'est une maquette. Pour les opérations les plus pointues, il s'est entouré d'un certain nombre de compétences : le maître ferronnier Joseph Wauters et les ébénistes Jérôme Jasinski et Bruno Sporcq.


Marc Jasinski, photographe et explorateur sous-marin
Chimiste et photographe de formation, Marc Jasinski mène par passion une carrière sous-marine, mettant au point les instruments optiques qui lui seront nécessaires. Inventeur en 1958 d'un site archéologique majeur dans les grottes de Han-sur-Lesse en Belgique (vestiges du Néolithique au Bronze final), il fonde en 1987 le Centre de Recherches Archéologiques Fluviales (CRAF). Il a fait équipe avec Robert Sténuit, historien et archéologue sous-marin de renommée mondiale, ami du Musée, dans maintes explorations spéléologiques et sous-marines, notamment dans le sillage de John Lethbridge, dont tous deux sont de fervents admirateurs.

Chimiste et photographe de formation, Marc Jasinski mène par passion une carrière sous-marine, mettant au point les instruments optiques qui lui seront nécessaires. Inventeur en 1958 d'un site archéologique majeur dans les grottes de Han-sur-Lesse en Belgique (vestiges du Néolithique au Bronze final), il fonde en 1987 le Centre de Recherches Archéologiques Fluviales (CRAF). Il a fait équipe avec Robert Sténuit, historien et archéologue sous-marin de renommée mondiale, ami du Musée, dans maintes explorations spéléologiques et sous-marines, notamment dans le sillage de John Lethbridge, dont tous deux sont de fervents admirateurs.
Le donateur et le Musée d'Espalion
En 2001 Marc Jasinski a choisi le Musée du Scaphandre pour y déposer plusieurs des instruments avec lesquels il a exercé son art : sa caméra sous-marine expérimentale Seven Seas Optics de 1962, dont il est le concepteur, un exemplaire du fameux appareil amphibie Calypso-Phot et une lampe sous-marine Aqualux (Spirotechnique).
En 2008, il a offert au musée, en même temps que sa maquette, un objectif sous-marin fish-eye très grand angle de sa conception, datant de 1968, monté sur un Nikonos V.
« Le musée du Scaphandre d'Espalion est le musée-phare, le musée pionnier dans le domaine de la plongée. Et puis, en tant que plongeur belge installé dans les terres, je suis particulièrement sensible à ce paradoxe d'un musée ancré près des montagnes ! » se confiait Marc jasinski.

En 2001 Marc Jasinski a choisi le Musée du Scaphandre pour y déposer plusieurs des instruments avec lesquels il a exercé son art : sa caméra sous-marine expérimentale Seven Seas Optics de 1962, dont il est le concepteur, un exemplaire du fameux appareil amphibie Calypso-Phot et une lampe sous-marine Aqualux (Spirotechnique).
En 2008, il a offert au musée, en même temps que sa maquette, un objectif sous-marin fish-eye très grand angle de sa conception, datant de 1968, monté sur un Nikonos V.
« Le musée du Scaphandre d'Espalion est le musée-phare, le musée pionnier dans le domaine de la plongée. Et puis, en tant que plongeur belge installé dans les terres, je suis particulièrement sensible à ce paradoxe d'un musée ancré près des montagnes ! » se confiait Marc jasinski.

Marc Jasinski filmant pour la BBC sur le site de l'épave de la Girona, en Irlande), avec sa caméra 16mm UW. Photo R. Sténuit.
Marc Jasinski filmant pour la BBC sur le site de l'épave de la Girona, en Irlande), avec sa caméra 16mm UW. Photo R. Sténuit.