JULES VERNE
Depuis quelques années, le géant de l'Internet Google travestit son logo planétairement connu en "Google Doodle" pour célébrer, souvent de manière ludique, un événement mondial ou un anniversaire. Pour les 30 ans du mythique jeu Pacman, le 21 mai dernier, le Doodle était un véritable jeu interactif.
Aujourd'hui, les millions d'internautes qui utilisent ce moteur de recherche se retrouvent, à la page d'accueil de Google, aux commandes du Nautilus explorant les fonds marins…
Le Doodle dédié à Jules Verne est en effet un sous-marin virtuel que chacun peut piloter depuis son clavier ou de la manette située sur la droite : grâce à lui on plonge dans les profondeurs de la mer, découvrant à travers les hublots ouverts dans les 6 lettres de "Google", la féérique végétation subaquatique, des méduses, requins, narvals et tentacules de poulpes géants…
On rencontre aussi les scaphandriers autonomes de Nemo, équipés de leur appareil Rouquayrol-Denayrouze, évoluant à l'aide de leur lampe, et bien sûr, une huître perlière géante et des trésors engloutis, gisant sur les grands fonds.
Et si l'on clique sur le Doodle, on accède aux résultats de recherche relatifs à l'écrivain, qui aurait eu cette année 183 ans.
La personnalité hors du commun du capitaine Nemo et l'imaginaire collectif des fonds marins ont inspiré aux fondateurs de la compagnie Scène en Vie un spectacle qui allie théâtre et théâtre d'objets pour mettre en scène les personnages et les puissants tableaux de "Vingt Mille Lieues sous les mers".
La Compagnie grenobloise Scène en Vie, créée par Laurent Doudies et Benoît Kopniaeff, porte à la scène des spectacles du répertoire classique et contemporain, pour une part destinés à intégrer la pratique amateur, comme c'est le cas pour le spectacle présenté.
JULES VERNE
Sanglé dans son armure sous-marine, un scaphandrier scrute le Foirail…
C'est peut-être le capitaine Nemo en visite à Espalion, le regard dirigé vers le Forail, sur la rive opposée du Lot. C'est dans ce quartier que résidait Benoît Rouquayrol, l'inventeur de l'appareil respiratoire qui allait devenir l'appareil plongeur autonome permettant au Capitaine du Nautilus ses aventures pédestres au fond des mers, en toute liberté.
JULES VERNE
…Mais dans ces conditions, l’homme n’est pas libre. Il est rattaché à la pompe qui lui envoie l’air par un tuyau de caoutchouc, véritable chaîne qui le rive à la terre, et si nous devions être ainsi retenus au Nautilus, nous ne pourrions aller loin.
- Et le moyen d’être libre ? demandais-je.
- C’est d’employer l’appareil Rouquayrol-Denayrouze, imaginé par deux de vos compatriotes, mais que j’ai perfectionné pour mon usage.
Jules Verne, Vingt Mille Lieues sous les mers, 1869-1870, partie I, XV.
- Et le moyen d’être libre ? demandais-je.
- C’est d’employer l’appareil Rouquayrol-Denayrouze, imaginé par deux de vos compatriotes, mais que j’ai perfectionné pour mon usage.
Jules Verne, Vingt Mille Lieues sous les mers, 1869-1870, partie I, XV.




