Musée du Scaphandre d'Espalion

Ouest-France crée un concept de livre-objet pour ce fabuleux roman sous-marin de Jules Verne, réédité - à la faveur des droits d'auteur tombés récemment dans le domaine public - sous la direction de Samuel Sadaune. Celui-ci, docteur es Lettres modernes, spécialiste de Jules Verne, a annoté le texte et choisi pour le coffret de présentation les documents qui accompagnent et enrichissent le livre, relatifs aux sources et à l'univers du roman.


Plongée dans l'univers de "Vingt Mille Lieues sous les mers" grâce au livre-coffret de Ouest-France

Le volume, illustré par les gravures de l'édition Hetzel, avec en couverture le fac-similé du catonnage original, est inséré dans un coffret percé d'un hublot -objet hautement symbolique du roman - ouvrant sur l'élément liquide et mouvant, où l'on aperçoit au loin les scaphandriers du Nautilus se promenant  dans le paysage sous-marin de l'île de Crespo.
L'un des volets du coffret  est une boîte contenant une foule de documents, présentés dans un petit livret, qui ont essentiellement trait à la génèse du roman.



Depuis quelques années, le géant de l'Internet Google travestit son logo planétairement connu en "Google Doodle" pour célébrer, souvent de manière ludique, un événement mondial ou un anniversaire. Pour les 30 ans du mythique jeu Pacman, le 21 mai dernier, le Doodle était un véritable jeu interactif.
Aujourd'hui, les millions d'internautes qui utilisent ce moteur de recherche se retrouvent, à la page d'accueil de Google, aux commandes du Nautilus explorant les fonds marins…


Le logo de Google se métamorphose en Nautilus pour le jour d'anniversaire de Jules Verne, ce 8 février 2011

Le Doodle dédié à Jules Verne est en effet un sous-marin virtuel que chacun peut piloter depuis son clavier ou de la manette située sur la droite : grâce à lui on plonge dans les profondeurs de la mer, découvrant à travers les hublots ouverts dans les 6 lettres de "Google", la féérique végétation subaquatique, des méduses, requins, narvals et tentacules de poulpes géants…

On rencontre aussi les scaphandriers autonomes de Nemo, équipés de leur appareil Rouquayrol-Denayrouze, évoluant à l'aide de leur lampe, et bien sûr, une huître perlière géante et des trésors engloutis, gisant sur les grands fonds.

Et si l'on clique sur le Doodle, on accède aux résultats de recherche relatifs à l'écrivain, qui aurait eu cette année 183 ans.


La personnalité hors du commun du capitaine Nemo et l'imaginaire collectif des fonds marins ont inspiré aux fondateurs de la compagnie Scène en Vie un spectacle qui allie théâtre et théâtre d'objets pour mettre en scène les personnages et les puissants tableaux de "Vingt Mille Lieues sous les mers".


"Vingt Mille Lieues sous les Mers" prend vie sur scène

« …un spectacle familial dans la pure tradition des « féeries » et « pièces à machine » du théâtre populaire. Jeux d’acteur, manipulation d’objets, décor et accessoires composent des tableaux fabuleux et plongent littéralement le spectateur au cœur du Nautilus et dans les abysses de l’océan. » (l’Isère magazine N° 106/ janvier 2010)
La Compagnie grenobloise Scène en Vie, créée par Laurent Doudies et Benoît Kopniaeff, porte à la scène des spectacles du répertoire classique et contemporain, pour une part destinés à intégrer la pratique amateur, comme c'est le cas pour le spectacle présenté.



Le mystérieux scaphandrier du Lot, à Espalion
Le mystérieux scaphandrier du Lot, à Espalion

Sanglé dans son armure sous-marine, un scaphandrier scrute le Foirail

C'est peut-être le capitaine Nemo en visite à Espalion, le regard dirigé vers le Forail, sur la rive opposée du Lot. C'est dans ce quartier que résidait Benoît Rouquayrol, l'inventeur de l'appareil respiratoire qui allait devenir l'appareil plongeur autonome permettant au Capitaine du Nautilus ses aventures pédestres au fond des mers, en toute liberté.

Nemo, "le scaphandrier des abîmes" *
…Mais dans ces conditions, l’homme n’est pas libre. Il est rattaché à la pompe qui lui envoie l’air par un tuyau de caoutchouc, véritable chaîne qui le rive à la terre, et si nous devions être ainsi retenus au Nautilus, nous ne pourrions aller loin.
- Et le moyen d’être libre ? demandais-je.
 - C’est d’employer l’appareil Rouquayrol-Denayrouze, imaginé par deux de vos compatriotes, mais que j’ai perfectionné pour mon usage.


Jules Verne, Vingt Mille Lieues sous les mers, 1869-1870, partie I, chapitre XV.