LE MUSEE
L'histoire débute dans les mines de charbon près de Decazeville, à quelques 50 km d'Espalion…
Benoît Rouquayrol, ingénieur des Mines, directeur à Firmy, poursuit la longue tradition de recherche d'appareils de sauvetage pour mineurs pris en milieu irrespirable.
Dans la lignée de Charles Combes (1844) et M. Boisse, ingénieur des mines de Carmaux (auquel il est apparenté par son mariage), auteurs d'appareils de sauvetage à réservoir métallique et régulateur, il dépose en 1860 un brevet pour un "régulateur pour réguler l'écoulement des gaz comprimés", opérationnel en milieu aussi bien atmosphérique qu'aquatique. Ce procédé est mis en œuvre dans l'isoleur Rouquayrol, breveté en 1862.
Avec cet appareil respiratoire portatif, perfectionné par de nombreuses additions au brevet de 1860, Benoît Rouquayrol apporte le principe clé de la plongée autonome : le détendeur à la demande.
Dans la lignée de Charles Combes (1844) et M. Boisse, ingénieur des mines de Carmaux (auquel il est apparenté par son mariage), auteurs d'appareils de sauvetage à réservoir métallique et régulateur, il dépose en 1860 un brevet pour un "régulateur pour réguler l'écoulement des gaz comprimés", opérationnel en milieu aussi bien atmosphérique qu'aquatique. Ce procédé est mis en œuvre dans l'isoleur Rouquayrol, breveté en 1862.
Avec cet appareil respiratoire portatif, perfectionné par de nombreuses additions au brevet de 1860, Benoît Rouquayrol apporte le principe clé de la plongée autonome : le détendeur à la demande.
Auguste Denayrouze, officier de Marine, compatriote de l'inventeur, se passionne pour l'appareil, dont il envisage d'emblée un usage pertinent dans la Marine. Il collabore dans ce but avec Benoît Rouquayrol à partir de 1864.
En véritable capitaine d'industrie, il prend en charge, bientôt aidé par son frère Louis, le perfectionnement, la fabrication en série et la diffusion de l'appareil plongeur, au sein d'une société qui portera, jusqu'en 1874, le nom de "Rouquayrol-Denayrouze".
Ainsi naît le premier scaphandre moderne, à réservoir sous pression, détendeur à la demande et embout buccal, possédant la capacité d'être autonome.
En véritable capitaine d'industrie, il prend en charge, bientôt aidé par son frère Louis, le perfectionnement, la fabrication en série et la diffusion de l'appareil plongeur, au sein d'une société qui portera, jusqu'en 1874, le nom de "Rouquayrol-Denayrouze".
Ainsi naît le premier scaphandre moderne, à réservoir sous pression, détendeur à la demande et embout buccal, possédant la capacité d'être autonome.
L'appareil Rouquayrol-Denayrouze est décliné avec ajout d'accessoires pour différents usages subaquatiques. Il équipe bientôt les marines européennes et américaines, maints établissements de travaux hydrauliques et sociétés de pêche au corail et aux éponges de Méditerranée orientale.
Mais la version autonome de l'appareil ne rencontre pas le succès escompté, notamment en raison de son autonomie trop faible en regard des travaux à accomplir à l'époque.
Louis Denayrouze, frère cadet d'Auguste, propose en 1874 un équipement de scaphandre à casque perfectionné. Doté du téléphone, notamment, il va définitivement prendre le pas, dans les dernières années du XIXe siècle, sur l'appareil plongeur muni du réservoir-régulateur.
Si ce dernier trouve un emploi plus pérenne pour la recherche de l'ambre en Mer du Nord, où des firmes germaniques le copient, il tombe progressivement dans l'oubli.
Pour répondre à différents usages subaquatiques, l’appareil Rouquayrol-Denayrouze est décliné en plusieurs versions, avec ajout d'accessoires : version basse pression ou haute pression (destiné à fonctionner en autonomie, gonflé avec un compresseur-compensateur). Il équipe bientôt les marines européennes et américaines, maints établissements de travaux hydrauliques et sociétés de pêche au corail et aux éponges de Méditerranée orientale.
Mais, à long terme, la version autonome de l'appareil ne rencontre pas le succès escompté, notamment en raison de son autonomie trop faible en regard des travaux à accomplir à l'époque. Louis Denayrouze, frère cadet d'Auguste, propose en 1874 un équipement de scaphandre à casque perfectionné, doté du téléphone. Ce scaphandre de type traditionnel, qui répondait davantage aux besoins de l’époque (où l‘exploration sous-marine n’existait guère que chez le capitaine Nemo imaginé par Jules Verne !), et restait plus rassurant pour le plongeur, prendra définitivement le pas sur l'appareil plongeur muni du réservoir-régulateur dans les dernières années du XIXe siècle.
Si ce dernier trouve un emploi plus pérenne pour la recherche de l'ambre en Mer du Nord, où des firmes germaniques le copient, il tombe progressivement dans l'oubli.
Mais la version autonome de l'appareil ne rencontre pas le succès escompté, notamment en raison de son autonomie trop faible en regard des travaux à accomplir à l'époque.
Louis Denayrouze, frère cadet d'Auguste, propose en 1874 un équipement de scaphandre à casque perfectionné. Doté du téléphone, notamment, il va définitivement prendre le pas, dans les dernières années du XIXe siècle, sur l'appareil plongeur muni du réservoir-régulateur.
Si ce dernier trouve un emploi plus pérenne pour la recherche de l'ambre en Mer du Nord, où des firmes germaniques le copient, il tombe progressivement dans l'oubli.
Pour répondre à différents usages subaquatiques, l’appareil Rouquayrol-Denayrouze est décliné en plusieurs versions, avec ajout d'accessoires : version basse pression ou haute pression (destiné à fonctionner en autonomie, gonflé avec un compresseur-compensateur). Il équipe bientôt les marines européennes et américaines, maints établissements de travaux hydrauliques et sociétés de pêche au corail et aux éponges de Méditerranée orientale.
Mais, à long terme, la version autonome de l'appareil ne rencontre pas le succès escompté, notamment en raison de son autonomie trop faible en regard des travaux à accomplir à l'époque. Louis Denayrouze, frère cadet d'Auguste, propose en 1874 un équipement de scaphandre à casque perfectionné, doté du téléphone. Ce scaphandre de type traditionnel, qui répondait davantage aux besoins de l’époque (où l‘exploration sous-marine n’existait guère que chez le capitaine Nemo imaginé par Jules Verne !), et restait plus rassurant pour le plongeur, prendra définitivement le pas sur l'appareil plongeur muni du réservoir-régulateur dans les dernières années du XIXe siècle.
Si ce dernier trouve un emploi plus pérenne pour la recherche de l'ambre en Mer du Nord, où des firmes germaniques le copient, il tombe progressivement dans l'oubli.
C'est pourquoi, en 1933, le commandant Le Prieur "réinvente" le scaphandre autonome, mais avec un manodétendeur qui donne un débit continu, consommant beaucoup d'air.
C'est le commandant J-Y. Cousteau qui reprend, quelque quatre-vingt ans plus tard en le miniaturisant, le principe de l'appareil Rouquayrol-Denayrouer, pour développer et démocratiser la plongée autonome au XXe siècle.
C'est le commandant J-Y. Cousteau qui reprend, quelque quatre-vingt ans plus tard en le miniaturisant, le principe de l'appareil Rouquayrol-Denayrouer, pour développer et démocratiser la plongée autonome au XXe siècle.





